Dribble.

La toile s’emplit de figures en mouvement, imbriquées les unes aux autres, comme figées dans un instant sportif intense. Les couleurs chaudes accentuent la vitesse et la force du geste. Au-dessus, le ballon devient presque une extension des corps.

Par ce tableau, il s’agissait de rendre hommage à l’énergie collective du jeu. Le dribble devient une métaphore de la vie elle-même : esquiver, contourner, inventer des trajectoires. C’est le mouvement qui prime, plus que le but final.

Brisures

La toile se présente comme une série de fragments, un corps éclaté en éclats sombres traversés de pointes lumineuses. Les formes brisées apparaissent dans un jeu de clair-obscur qui accentue l’impression de fracture et de violence contenue.

Avec Brisures, il s’agissait de figurer la fragilité des êtres et des existences, toujours menacées de rupture. Chaque bris est une cicatrice, chaque éclat une mémoire douloureuse. Mais de cette fragmentation naît aussi une esthétique singulière : la beauté qui surgit du désastre.

Solitaire.

Une figure isolée se dresse au centre, entourée d’un espace vide qui semble l’écraser. La verticalité du personnage contraste avec l’horizontalité étendue du fond, accentuant la sensation de solitude.

Ce tableau traduit l’expérience intime de l’isolement, non pas comme une absence, mais comme une confrontation avec soi-même. Être « solitaire » n’est pas seulement être seul, c’est se retrouver face au silence, face à l’inconnu de sa propre intériorité.

Une pose. 

Sur un socle clair devant un fond flamboyant, une femme nue adopte une posture décontractée, presque ludique. Son sourire esquissé et la souplesse de son attitude allègent la frontalité de la scène. Le contraste des couleurs chaudes derrière elle intensifie la chair claire et lisse du corps.

J’ai cherché ici à montrer la simplicité du corps offert, non pas comme provocation mais comme évidence. La pose est un jeu, une façon de dialoguer avec le spectateur. Ce tableau célèbre l’instantanéité d’un geste, l’énergie vitale qui émane du corps sans artifice, dans sa vérité la plus directe.

Le solarium

Une femme nue, assise dans la lumière crue, se détache d’un fond clair. Son corps projette une ombre puissante, qui devient presque un personnage en soi. Les contrastes entre la blancheur de la peau et la dureté de l’ombre construisent une image à la fois sensuelle et sculpturale.

Ce tableau interroge la frontière entre lumière et obscurité, entre l’être et sa projection. Le solarium devient ici une métaphore de l’exposition, du moment où le corps, offert au soleil ou au regard, prend conscience de sa fragilité et de sa puissance. L’ombre, immense, symbolise tout ce qui échappe à la surface.

L 'étreinte

Deux corps s’enlacent avec intensité, pris dans un mouvement de torsion. Les mains agrippent, les visages s’effleurent dans une proximité fiévreuse. La chair, vibrante et tendue, occupe tout l’espace, comme si rien n’existait autour. Le cadrage serré et l’expressivité des visages accentuent la charge érotique et émotionnelle.

Cette peinture est une célébration de la fusion charnelle, de ce moment où l’individu s’efface pour se fondre dans l’autre. L’étreinte est à la fois douce et violente, marquée par le désir de posséder et la peur de perdre. Je voulais capter cette intensité, cette déflagration intime qui dépasse les mots.

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Déshabillé

Assise sur des troncs cylindriques aux reflets dorés, une femme à demi-nue, drapée d’un linge blanc qui glisse de son épaule, fixe un point invisible. La verticalité rugueuse des supports contraste avec la douceur de sa peau et l’élégance de sa posture. L’arrière-plan orangé accentue la chaleur de la scène.

J’ai voulu ici figer l’instant fragile où l’intime devient spectacle. Le drap qui tombe est à la fois voile et dévoilement, il dit la pudeur autant que l’abandon. Le personnage semble suspendu entre l’assurance de sa sensualité et l’ombre du regard des autres. Une réflexion sur l’équilibre précaire entre désir, exposition et retrait.

Les mots bleus

Un homme nu, massif, porte dans ses bras une femme inanimée, leurs corps entièrement peints dans une gamme de bleus glacés. La scène semble flotter hors du temps, dans un espace sans repères où la lumière diffuse accentue l’étrangeté et la gravité du moment. Les visages fermés, presque figés, accentuent la tension dramatique.

Ici, j’ai voulu traduire le poids des émotions inexprimées, ces mots qui restent coincés dans la gorge et qui finissent par imprégner les gestes et les corps. Le bleu, couleur de la distance et du silence, enveloppe la scène pour figer l’instant où l’amour devient incompréhension, où la tendresse se charge d’une douleur muette.

Entraînement

Des corps massifs et énergiques, stylisés, s’affrontent ou s’épaulent dans une dynamique de lutte. La scène est compacte, saturée de force et d’équilibre. Les bras et les jambes s’emmêlent, créant une impression de tournoiement et de puissance maîtrisée.

Ce tableau interroge l’effort, le jeu et la compétition. L’entraînement n’est pas seulement physique, il est aussi métaphore de nos apprentissages et de nos confrontations quotidiennes. La lutte devient une école de résilience.

Le bal

Des silhouettes colorées se pressent, s’enlacent et s’entrelacent dans une ronde joyeuse. Les corps, rouges, bleus, verts, se fondent les uns dans les autres dans une explosion de mouvement et de rythme.

C’est une célébration de la danse comme langage universel. Le bal devient un lieu où les différences s’effacent, où l’énergie collective sublime l’individu. Cette toile est une invitation à la fête, à la vitalité, au mouvement partagé.

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Nuées

Les formes abstraites s’entrelacent en masses rouges, vertes et noires, avec des contours marqués et des volumes organiques. On y devine des flux, des vagues, des envolées. Le tableau tout entier donne l’impression d’un mouvement incessant, d’une force en expansion.

C’est une métaphore de la foule, des mouvements collectifs, mais aussi de l’inconscient qui nous traverse. Les nuées, ce sont les pensées, les désirs, les élans qui se bousculent et forment une tempête intérieure.

Théoconstruction

Une accumulation de figures stylisées et imbriquées compose une sorte de totem, où se superposent des personnages aux contours cubistes et des visages qui se fondent les uns dans les autres. La masse globale dessine presque un masque monumental sur fond jaune éclatant.

J’ai imaginé cette construction comme une cathédrale humaine, un édifice spirituel fait de nos corps et de nos histoires. Chacun porte l’autre, chacun participe à l’élévation. Le titre renvoie à une foi en la capacité de l’homme à bâtir des structures symboliques, à créer du sacré par son simple rassemblement.

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Pré éclosion

Dans un univers sombre et profond, des formes rouges ovoïdes s’élèvent, reliées à des tiges vertes délicates qui s’épanouissent comme des pousses végétales. L’ensemble évoque à la fois un jardin sous-marin et une matrice en germination, baignée de lueurs intimes.

Ce tableau est né d’une méditation sur les commencements, sur ces instants invisibles où la vie se prépare. J’ai voulu donner forme à la fragilité de l’attente, à la promesse contenue dans l’instant d’avant. La pré-éclosion, c’est l’espoir, l’élan vital qui s’annonce avant même d’apparaître.

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A.D.N

L’image dévoile une vision anatomique fantasmée, un torse bleu translucide dans lequel s’illuminent des formes orangées évoquant l’intestin, dessinées comme des cellules en effervescence. Le contraste entre le froid bleuté de l’enveloppe et la chaleur incandescente de l’intérieur attire le regard vers ce foyer vital.

Avec cette œuvre, j’ai voulu interroger la mécanique invisible qui nous constitue. L’ADN, inscrit dans chaque cellule, devient ici lumière et architecture vivante. C’est une manière d’affirmer que notre humanité se joue dans ces structures fragiles, où l’infiniment petit porte le poids de notre destin.

Femme d'intérieur

Tableau recouvert, sujet inexploitable

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Marianne fout le camp

Des silhouettes bleues et rouges se détachent sur un fond de drapeau tricolore. Leurs corps, tantôt élancés, tantôt repliés, semblent fuir ou s’effacer. Les visages, inquiets, regardent ailleurs, comme détournés d’une promesse initiale. L’ensemble donne une impression de dispersion, de départ précipité.

Ce tableau exprime ma désillusion face à l’idéal républicain. Marianne, figure de liberté et de fraternité, semble s’échapper, abandonnant ceux qu’elle représentait. Les couleurs du drapeau deviennent ici les témoins d’une fuite, d’une perte de repères. J’ai voulu peindre ce sentiment d’abandon collectif, cette inquiétude de voir disparaître les fondements mêmes de notre société.

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Prim'ère

Un visage stylisé, formé de blocs de couleur éclatants : rouge, jaune, vert, noir. Les aplats s’imbriquent comme un puzzle primitif, dessinant une figure à la fois humaine et abstraite. L’ensemble dégage une force immédiate, brute.

J’ai cherché la simplicité originelle, le langage des couleurs avant les mots. Ce portrait est un retour aux sources, à la vibration première où l’art se confond avec le cri, la marque, le signe. C’est une « prim’ère », la première trace, la première émotion couchée sur la toile, comme une naissance de regard.

Avenir

Une grande silhouette colorée occupe toute la toile, son ventre transparent laissant apparaître une famille assise autour d’une table. Les tons vifs – rouge, jaune, vert – structurent la composition, donnant un aspect à la fois ludique et inquiétant. L’intérieur du corps devient un espace habité, une matrice protectrice ou au contraire une prison.
Ce travail interroge sur la transmission et la responsabilité : quel avenir fabriquons-nous pour les générations à venir ? En plaçant la famille dans le ventre d’un géant, je veux montrer que notre futur dépend de choix collectifs, parfois lourds et contraignants. L’utérus devient ici une image de promesse, mais aussi d’emprisonnement si la société oublie ses devoirs.

Les pensées

La composition s’ouvre sur un visage immense dont le crâne, transparent, laisse voir un monde intérieur. Dans cet espace mental flottent des formes étranges, entre fœtus et créatures végétales, tandis que de petites figures humaines gravitent autour. Le contraste entre le réalisme du profil et l’abstraction du contenu crée une tension poétique.

Mon intention était de matérialiser l’invisible : les pensées, ces flux intérieurs qui nous traversent et nous façonnent. J’ai représenté le cerveau comme un jardin fertile, à la fois mystérieux et fragile, où se nichent nos peurs, nos désirs et nos souvenirs. C’est une invitation à regarder en nous-mêmes comme dans une œuvre à déchiffrer.

Le chateau de sable.

Deux figures, stylisées, se tiennent sur une plage parsemée de formes géométriques. L’enfant joue, tandis que l’adulte se dresse, gardien silencieux du jeu fragile. La mer au loin et le ciel découpé en aplats bleutés encadrent la scène de leur immensité.

J’ai voulu retrouver l’enfance dans ce tableau, avec son château de sable voué à disparaître. La géométrie des formes exprime cette précarité : tout est construit pour être défait. Pourtant, derrière cette fragilité, il y a la joie simple d’ériger quelque chose ensemble, même face à l’évidence de la mer qui viendra tout reprendre.

Démaquillé.

Aucun La toile offre le portrait d’un visage dépouillé, livré à nu, débarrassé de ses artifices. Les traits, vigoureux, semblent surgir d’une matière épaisse et vive, où les rouges et les noirs éclatent en contrastes. L’expression oscille entre fragilité et défi, comme si ce dépouillement avait à la fois révélé et déstabilisé le modèle. Tout autour, le fond reste minimal, accentuant la frontalité de la présence.

J’ai voulu mettre à jour ce que les fards dissimulent, creuser derrière l’apparence pour toucher l’essentiel. La peinture devient ici geste d’arrachage, comme un miroir brutal qui démasque sans ménagement. Dans ce visage à vif, je cherche autant la vérité que la blessure, persuadé que l’une ne va pas sans l’autre.

Adieu !

Sur la toile, une silhouette s’éloigne, avalée par une clarté lointaine. Les couleurs sont graves, mêlant des tons sombres à une lumière pâle, presque spectrale, qui ouvre un chemin au départ. Le mouvement du corps traduit une séparation sans retour.

J’ai peint ce tableau comme une blessure intime. Dire « adieu » n’est jamais un geste anodin : il y a dans ce mot une coupure irrévocable, une brûlure qui reste. J’ai voulu que la toile porte cette gravité, qu’elle garde la trace d’un départ où l’absence devient plus lourde que la présence.


 

Ville engloutie.

Sous un ciel bleu intense, une ville fantomatique émerge d’un amas de formes blanches et colorées. Les structures semblent à la fois solides et prêtes à se dissoudre, comme des ruines englouties par la mer. L’eau reflète les fragments, accentuant l’impression de décomposition et de mystère.

Cette toile est née d’un rêve : celui d’une ville qui disparaît, avalée par les flots, mais dont la mémoire persiste. J’ai voulu peindre l’idée de fragilité des civilisations, leur beauté éphémère. Derrière les masses de peinture, il y a cette question : que restera-t-il de nos constructions quand le temps aura tout effacé ?

Timidité

Sur la toile, une silhouette s’éloigne, avalée par une clarté lointaine. Les couleurs sont graves, mêlant des tons sombres à une lumière pâle, presque spectrale, qui ouvre un chemin au départ. Le mouvement du corps traduit une séparation sans retour.

J’ai peint ce tableau comme une blessure intime. Dire « adieu » n’est jamais un geste anodin : il y a dans ce mot une coupure irrévocable, une brûlure qui reste. J’ai voulu que la toile porte cette gravité, qu’elle garde la trace d’un départ où l’absence devient plus lourde que la présence.

La couronne

Un visage émerge d’un fond brun doré ; la chevelure éclate en rayons, en plumes, en étincelles. Des éclaboussures rouges piquent la surface ; le regard reste doux, presque amusé.
Je couronne l’invisible. Ma reine n’a pas d’or : je montre l’aura, l’énergie qui s’échappe quand on se tient enfin à sa propre lumière.

Une rue

Sous un voile de bleu glacé, des silhouettes anonymes se découpent dans une rue indéfinie. Les couleurs éclatent par touches : un jaune vif, des rouges, des verts, comme des éclairs de vie au cœur d’un paysage urbain noyé de brume. Le décor paraît à la fois familier et onirique.

Je me suis promené dans cette rue intérieure comme dans un rêve. Les passants deviennent des ombres, les murs se dissolvent, et pourtant la scène garde sa vérité. C’est la mémoire de mes marches, des lieux traversés qui ne sont plus que couleurs et impressions. La rue est ici le théâtre mouvant de la foule et de la solitude.

Voile

J’ai travaillé ce corps féminin comme à travers une brume, un filtre mouvant. Les formes sont présentes mais se perdent dans des ondulations floutées, baignées de couleurs pastel qui brouillent la frontière entre réel et imaginaire.

Avec ce voile, je voulais jouer sur l’ambiguïté du regard : ce qui est caché attire, ce qui est révélé échappe. Ce n’est pas un tissu, mais une métaphore de la limite entre l’intime et le visible, entre rêve et réalité. J’invite celui qui regarde à franchir ce brouillard, ou à l’accepter comme tel.

Trois grâces

Trois silhouettes féminines, nues, se tiennent dans une salle aux reflets verdâtres. La lumière glisse sur les peaux, révélant les courbes et les gestes, comme une danse silencieuse captée dans un miroir brisé. L’ombre et la clarté s’y affrontent, soulignant les corps en mouvement.

Avec ces trois figures, j’ai convoqué le mythe des Grâces, mais je l’ai voulu charnel, humain, presque fragile. Ce n’est plus une célébration idéalisée : ce sont des femmes réelles, offertes à la lumière crue, prisonnières et libres à la fois. La grâce, pour moi, se trouve dans cette tension entre beauté et vulnérabilité.

Nu à la fenêtre

Un corps nu, assis sur une chaise, se tourne vers l’ouverture lumineuse. La fenêtre laisse entrer une clarté douce, tandis que les murs bleutés et le sol rougeoyant encadrent la scène d’une sobriété silencieuse. Le modèle, de dos, semble perdu dans une contemplation muette.

J’ai peint ce nu comme une ode à l’intimité, à cette solitude calme où l’on ne se cache plus de soi-même. La nudité n’est pas ici provocation, mais retour à l’essentiel : la chair offerte à la lumière, dans un moment suspendu entre le dedans et le dehors, entre le monde intérieur et le paysage ouvert.

Embrasement

Un tourbillon de flammes et de couleurs chaudes envahit la toile, où des jaillissements rouges et orangés s’élèvent au cœur d’un chaos incandescent. Dans cette incandescence, se devinent des formes indistinctes, comme si le feu dévorait la matière et la transformait en pure énergie.

J’ai voulu donner au feu une voix, un visage presque humain. Dans cette peinture, j’ai laissé parler l’instinct destructeur et fascinant des flammes : elles consument, elles éclairent, elles emportent. C’est une danse à la fois mortelle et nécessaire, où l’embrasement devient métaphore de l’élan vital et de la fin inéluctable.

Tempête. 

Recouvert.

Le cygne meurt, les rats guettent

Toile recouverte.

Est-ce- ton p...

Un visage émerge d’un chaos de couleurs brunes et sombres, fendu de lumières violettes et blanches. Les traits apparaissent dans une matière épaisse, comme esquissés dans le mouvement, entre douceur et inquiétude. Les cheveux se mêlent à des éclats picturaux qui explosent vers l’extérieur, donnant à la figure un halo presque cosmique, fait de fulgurances noires et de traces rouge sang. L’ensemble hésite entre apparition et effacement.

J’ai voulu peindre un doute, une incertitude sur l’identité. Est-ce vraiment moi que l’on regarde, ou une image construite par d’autres ? Le portrait devient énigme, mi-révélation mi-masque, comme si la toile contenait à la fois le secret et son effacement.

L'épave

Sous un ciel lourd de nuages gris et menaçants, la mer se cabre, verte et blanche, frappant contre une carcasse métallique échouée. La masse du navire penche dangereusement, coincée entre les vagues et les falaises abruptes d’ocre et de rouille. L’eau se brise en écume tandis que la coque éventrée semble hurler son naufrage.

En peignant cette scène, j’ai pensé à tout ce qui se brise dans nos vies : les rêves, les corps, les élans. L’épave devient métaphore du temps qui fracasse. Mais dans cette lutte désespérée entre la mer et l’acier, il y a aussi une beauté : celle de la fin qui nous révèle, celle du désastre qui nous parle.

Déprime

Sur un sol froid, adossée à un mur maculé d’inscriptions, une silhouette s’effondre. Jeans froissés, veste sombre, tête baissée : tout respire l’abandon. Le visage disparaît dans l’ombre, absorbé par une lassitude sans fond. Autour, les murs sales et la lumière incertaine accentuent la solitude.

J’ai voulu traduire ce moment où le corps devient poids, où plus rien n’avance. La déprime est ici silence, repli, refus du monde. En peignant cette figure accroupie, j’ai peint mes propres nuits d’immobilité, mes descentes dans le mutisme de l’âme.

Pluie et buée

Un visage blafard, aux lèvres rouges, se dessine derrière une vitre maculée d’humidité. La matière craquelée de la peinture évoque les coulures de l’eau, la transparence brouillée du verre. Les yeux sont clos ou baissés, comme absents. À travers ce voile, le spectateur devine plus qu’il ne voit.

J’ai voulu saisir l’impression d’effacement qu’impose la pluie sur les vitres, ce filtre entre l’intérieur et le dehors. Le visage derrière la buée est à la fois présence et disparition, comme une âme isolée dans sa chambre, séparée du monde par un simple voile d’eau.

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