
Cubisme
La joie.
J’ai voulu peindre ici la joie dans ce qu’elle a de plus direct, de plus généreux, de plus partagé. Le clown n’est pas seulement une figure de spectacle : il devient un passeur d’émotion, un visage offert à tous, un cri de lumière au milieu du quotidien. Le chapiteau, les enfants, le village, les collines — tout participe à cette montée vers un instant suspendu où l’on entre ensemble dans la fête. J’ai choisi des couleurs franches, presque enfantines, pour retrouver cette émotion primitive qui précède les mots : l’émerveillement. À travers cette scène, je cherche à rappeler que la joie n’est jamais un détail ; elle est une force collective, un élan qui rassemble, qui ouvre, et qui rend au monde sa vibration la plus vivante.

Cubisme
Breitz
J’ai voulu faire de ce portrait bien plus qu’une simple scène de port : une présence. Cet homme incarne pour moi la mémoire des rivages, la sagesse silencieuse de ceux qui ont longtemps vécu face à la mer et portent encore en eux ses saisons, ses attentes, ses départs. Le traitement en fragments, presque comme un vitrail ou une mosaïque, me permet de traduire une vision intérieure du souvenir : tout y est réel, mais tout y est recomposé par l’émotion. À travers ces couleurs franches, ces formes découpées et cette atmosphère suspendue, je cherche à rendre hommage à une Bretagne intime, habitée, où les lieux, les bateaux et les visages deviennent les gardiens d’un monde simple, rude et profondément humain.

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Les yeux de l'enfance
En plaçant le visage au premier plan, lumineux et apaisé, je choisis de donner toute sa force à l’innocence. Les couleurs éclatées racontent la richesse intérieure, l’imaginaire en mouvement, les souvenirs qui se construisent comme des fragments de lumière. Je peins pour préserver cette intensité du regard, cette capacité à s’émerveiller sans réserve. Car dans les yeux de l’enfance, je crois que réside encore la vérité la plus simple et la plus lumineuse de notre humanité.

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De l'Orient à Sion
Je voulais peindre un passage, un seuil entre les mondes. Cette femme n’est pas seulement un personnage : elle est la mémoire des terres traversées, la gardienne silencieuse des héritages mêlés. À travers elle, j’interroge le regard que l’on porte sur l’autre, sur l’Orient, sur ce qui nous semble lointain mais nous habite pourtant. Je cherche à dire que les frontières sont des illusions fragiles, et que chaque visage est un pont. De l’Orient à Sion est pour moi une marche intérieure, une traversée où la spiritualité, la beauté et le mystère se répondent dans un même souffle.