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Les yeux de l'enfance

L’arrière-plan s’organise en aplats colorés cloisonnés de noirs francs, à la manière d’un vitrail contemporain. Les rouges, jaunes, verts et bleus s’imbriquent en fragments dynamiques, créant un rythme visuel presque musical. Le contraste entre le modelé doux et réaliste du visage — travaillé dans des dégradés subtils et chaleureux — et la stylisation graphique du décor accentue la profondeur symbolique de l’œuvre. La technique mêle précision figurative pour le portrait et traitement synthétique, presque naïf, pour l’environnement, dans un dialogue vibrant entre réalisme et imaginaire.

En plaçant le visage au premier plan, lumineux et apaisé, je choisis de donner toute sa force à l’innocence. Les couleurs éclatées racontent la richesse intérieure, l’imaginaire en mouvement, les souvenirs qui se construisent comme des fragments de lumière. Je peins pour préserver cette intensité du regard, cette capacité à s’émerveiller sans réserve. Car dans les yeux de l’enfance, je crois que réside encore la vérité la plus simple et la plus lumineuse de notre humanité.

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De l'Orient à Sion

Dans l’ombre fraîche des arcades, une femme voilée se retourne, offrant au regard la seule clarté de ses yeux. Derrière elle, l’architecture s’élève comme un vitrail incandescent : coupoles, portes sacrées, mosaïques éclatées en rouges, ors et bleus profonds. Le décor semble hors du temps, mêlant palais orientaux et réminiscences byzantines, dans un espace où les cultures se superposent. La lumière circule entre les formes, glisse sur les pierres peintes, anime les plantes en pot, et transforme le lieu en sanctuaire intérieur. Tout converge vers ce regard, à la fois voile et révélation.

Je voulais peindre un passage, un seuil entre les mondes. Cette femme n’est pas seulement un personnage : elle est la mémoire des terres traversées, la gardienne silencieuse des héritages mêlés. À travers elle, j’interroge le regard que l’on porte sur l’autre, sur l’Orient, sur ce qui nous semble lointain mais nous habite pourtant. Je cherche à dire que les frontières sont des illusions fragiles, et que chaque visage est un pont. De l’Orient à Sion est pour moi une marche intérieure, une traversée où la spiritualité, la beauté et le mystère se répondent dans un même souffle.

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